Je crée un milieu favorable aux amphibiens

Biodiversité
Salamandre La Fourmilière

En 2014, l’Institut Eawag de l’EPFZ a analysé la composition chimique des cours et plans d’eau de Suisse : 70 % d’entre eux contenaient des cocktails de pesticides. La majorité des 2’000 tonnes de pesticides — qui mettent en danger la vie des amphibiens — employés en Suisse l’est dans l’agriculture, le reste dans les jardins publics et privés. Or, sur les 20 espèces d’amphibiens présentes en Suisse, 14 sont déjà placées sur liste rouge.

L’utilisation des pesticides ne constitue pas la seule menace liée à leur survie. Le drainage des prairies et pâturages, ou encore le mitage du paysage ont également un impact ; en clair, « c’est l’eau qui manque le plus aux grenouilles » (Beat Hauenstein).

Que pouvons-nous y faire ?

Premièrement, prendre conscience du cycle de vie des animaux. Les amphibiens hibernent : c’est à partir de fin février qu’ils sortent. Au début du printemps, la plupart des femelles pondent. Si les adultes de ces animaux sont terrestres, c’est dans des gouilles, sources ou petits cours d’eau forestiers que les larves naitront. Puis, vers fin mai chacun retourne vers sa forêt (à l’exception des diverses grenouilles vertes et des tritons). C’est quand il fait nuit et humide que nous avons le plus de chance d’en rencontrer, donc prenons garde !

Deuxièmement, différents aménagements sont possibles (p.e. des petits plans d’eau ou la pose de moustiquaires sur les saut-de-loups).

Enfin, et surtout, découvrir la variété de ces animaux, par une balade dans notre Parc régional !