Nos déplacements sont une source importante de gaz à effet de serre. Face à ce problème, une solution a émergé récemment : la compensation carbone. Le principe ? Contribuer financièrement à la réalisation d’un projet qui permet de contrebalancer d’autant les émissions carbones que l’on a émises (par ex. projets de reforestation ou de déploiement d’énergies renouvelables). Ainsi, certains sites internet permettent de calculer l’empreinte carbone (par exemple liée à un trajet en avion) et offrent directement la possibilité de la compenser en versant une certaine somme dans un projet.
Il faut toutefois avoir bien en tête que la compensation carbone n’est pas une solution miracle. En effet, cette dernière ne devrait pas être un outil qui permette de continuer à polluer en se donnant bonne conscience, mais bien plutôt un outil à intégrer dans une réflexion globale de changement de genre de vie et de réduction d’empreinte environnementale.
Si l’on décide tout de même de compenser un déplacement, qui ne peut être évité par exemple, attention encore à choisir un projet certifié par des labels reconnus (par exemple Gold Standard ou Plan Vivo). En effet, certaines manières de faire sont contestables : citons le cas d’un projet de construction de centrale à charbon financé par des crédits de compensation carbone, sous prétexte qu’elle est plus écologique que la centrale à charbon préexistante.
Alors la compensation carbone, pourquoi pas, mais intelligemment !



