Nos actions en ligne semblent immatérielles et donc sans impact environnemental. Pourtant, tout le contenu du Web ainsi que nos mails, nos fichiers (photos, vidéos, documents, musiques) et tout ce que nous enregistrons ou mettons en ligne est stocké dans des data centers, des énormes infrastructures énergivores dont l’impact énergétique et environnemental est considérable. Il s’agit de milliers de bâtiments à travers le monde qui abritent des serveurs informatiques alimentés en électricité et refroidis en continu. Le stockage en ligne impose des aller-retours entre unterminal et les serveurs. C’est ce qui est appelé la « pollution dormante ». De plus, la construction de nouvelles structures de stockage sont en explosion suite aux besoins croissants de stockage, ne faisant qu’augmenter la pollution liée aux data centers.
Afin de limiter notre impact environnemental lié au stockage de données numériques, nous pouvons agir à plusieurs niveaux, notamment en limitant les éléments numériques que nous stockons mais surtout en les stockant localement. En effet, le stockage en ligne (cloud) consomme deux fois plus d’énergie que le stockage local.
Un stockage en ligne plus responsable et écologique est envisageable. Infomaniak, par exemple, travaille depuis dix ans sur le sujet. L’entreprise suisse d’hébergement a choisi des serveurs qui supportent de hautes températures et des systèmes de refroidissement qui fonctionnent via une ventilation par l’air extérieur.



